Le monde des

grandes âmes

Chapitre 5 : la quête de l'essence

Dans la vie, cherche tout d’abord l’enveloppe.
Puis, ce qui est enveloppé.
Ensuite, la semence.
Et enfin, l’essence.
Dans toutes les conditions de vie, l’essence se manifeste de la même manière.
Utilise l’essence comme un instrument pour mesurer les choses, mais n’essaye même pas de la mesurer par elle-même.

 

L’Esprit crée, l’âme bâtit, l’intelligence organise et le cœur épanche.

 

Dans la vie, ce qui est solide recherche un plan ; ce qui est liquide cherche une pente ; ce qui est gazeux recherche un réceptacle ; et la Lumière cherche une étendue.

 

Ne mange pas plus qu’il ne faut pour ne pas te sentir ballonné ou lourd.
Ne bois pas plus qu’il ne faut pour ne pas perdre le sens de la vie.
Ne grandis pas plus qu’il ne faut pour ne pas être brisé par la tempête.
Ne cherche pas à trop acquérir pour ne pas ployer sous le faix.
Ne bois pas d’eau trouble, ne porte pas de souliers déchirés.
Ne construis rien sur ce qui est dépourvu de sens.

 

Lorsque l’ivrogne parle, sache que ce n’est pas lui qui parle, mais le vin qui est en lui. Et jusqu’à présent, le vin n’a pas dit une seule vérité.

 

Le chemin de la vie est rude pour l’ignorant et facile pour le sage.

 

Ouvre la porte de la vie quand le soleil se lève.
Ferme la porte de la vie quand le soleil se couche.

 

Cherche l’Amour qui n’est pas accompagné de haine.
Cherche la Justice qui n’est pas accompagnée d’injustice.
Cherche la Vérité qui n’est pas accompagnée du mensonge.
Cherche la Sagesse qui n’est pas accompagnée d’illusion.
Cherche le Bien qui n’est pas accompagné du mal.
C’est le véritable chemin pour le disciple, pour le croyant, pour l’initié, pour tout être humain.
C’est le chemin du Bien éternellement ascendant qui orne l’Esprit.

 

Une contradiction comprise apporte aux uns de la joie, aux autres de la tristesse.
Si tu t’affliges de ce que tu as compris, c’est que tu n’as pas saisi le sens de la vie.
Si tu te réjouis de ce que tu as compris, c’est que tu as saisi les belles perspectives de la vie.

 

Tiens devant toi une bougie allumée pour que ton chemin soit éclairé.

 

Ne pense qu’à ce qui porte la vie en soi.
Si tu veux être bien portant, pense à la joie et au bonheur.
Si tu veux être riche, pense au savoir et à la patience.
Si tu veux être fort, pense à la Lumière.
Si tu veux ne pas trébucher, sois toujours content sans raison, même s’il n’y a pas de quoi.
Sois content dans ton mécontentement.
Sois joyeux dans ta tristesse.
Sois heureux dans ton échec.
Le succès de l’un est aussi le succès de l’autre.
L’échec pour quelqu’un peut être un succès pour toi.

 

Si tu vois que quelqu’un fait le mal, c’est qu’il est temps que tu deviennes un juste.
Si tu vois un saint mais que tu ne perçois pas sa sainteté, c’est que tu es en danger de tomber.

 

N’attends pas grand-chose d’un feu qui consume tout.
N’attends pas grand-chose d’une richesse qui est entièrement périssable.
N’attends pas grand-chose d’un jour qui s’achève.
Ne regrette pas ce que tu as oublié.
Réjouis-toi de ce dont tu peux te souvenir.

 

Ne tiens pas compte des cruches cassées de ton prochain.
Ne t’arrête pas pour compter les grains de poussière sur ton chemin.
Ne te lamente pas pour de vieilles hardes déchirées.
Ne fais pas de l’eau boueuse un monument.

 

Ne cherche pas le bien qui est tentant, il n’est pas pour toi.
Ne cherche pas la richesse qui est fatigante, elle n’est pas pour toi.
Ne cherche pas le savoir qui est confus, il n’est pas pour toi.

 

Rappelle-toi : tu n’as pas été envoyé sur la Terre pour résoudre toutes les contradictions qui existent.
C’est pour vivre qu’on t’a envoyé.
Si tu apprends l’art de vivre, tu gagneras beaucoup.
Si tu ne l’apprends pas, tu succomberas encore bien des fois.

 

Sache que les voies du soleil levant et du soleil couchant diffèrent l’une de l’autre.
De même, les voies du jeune homme et du vieillard, les voies du bon et du méchant, les voies de l’homme au cœur aimant et de l’homme empli de haine, les voies du sage et de l’ignorant, les voies de l’altruiste et de l’oppresseur diffèrent également toutes les unes des autres.

 

Ne regrette pas de n’avoir qu’une seule bouche.
Ne t’afflige pas de n’avoir qu’une seule langue.
Ne t’inquiète pas de n’avoir que deux jambes seulement.
Ne rêve pas d’avoir deux têtes.
Quand tu travailles, aie soin que tes mains restent toujours calmes.

 

Ne mets pas de voile sur tes yeux et n’éteins pas les bougies de ton cœur quand le soleil se lève.
Ne cueille pas les fleurs lorsqu’elles fleurissent.
Aime la lumière et sois libre.

 

– Enseignement donné par le Maître Peter Deunov (Beinsa Douno) en 1932 –

Une vie sans vertus est comme un jardin sans fleurs. Peter Deunov

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